Elisabeth Malisoux
 
"Tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour, quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas, et il l'a fait!" Winston Churchill

Parti Socialiste

  • Le gouvernement d'Elio Di Rupo avait décidé de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité de nos entreprises par un « filet de sécurité pour le gaz et l’électricité ». C'est ainsi que les fournisseurs de gaz et d’électricité ne peuvent indexer le prix de l’énergie que quatre fois par an (contre douze fois par an précédemment). Le régulateur fédéral, la CREG, vérifie que les fournisseurs utilisent les bons paramètres d’indexation afin d'éviter les hausses de prix injustifiées.

    Le mécanisme fut créé pour empêcher que les prix de l’énergie ne dépassent la moyenne des prix des pays voisins, tant pour les particuliers que pour les PME.

    Le gouvernement de Charles Michel a décidé de supprimer "le filet de sécurité dans le secteur du gaz et de l’électricité" à partir du 1er janvier 2018. Pour le PS, il est pourtant indispensable de le préserver.
     
    Elio Di Rupo insiste sur le fait que "le filet de sécurité" a permis de rapprocher les prix belges de la moyenne des pays voisins. Entre 2013 et 2016, le coût de la composante « énergie » a ainsi diminué de 25% pour les ménages et de 21% pour les PME (pour l’électricité). Pour le gaz, la composante « énergie » a diminué de 32% pour les ménages et de 33% pour les PME.  Le « filet de sécurité » n’a pas provoqué de dysfonctionnements sur le marché de l’électricité et du gaz.
     
    La disparition du « filet de sécurité » risque d’avoir un effet à la hausse sur les prix, alors que le gouvernement MR-NVA a déjà augmenté la TVA de 6 à 21% sur l’électricité. La fin de cette mesure permettra aussi aux fournisseurs d’utiliser à nouveau les critères d’indexation qu’ils veulent. Les prix seront moins transparents et le consommateur sera la première victime du manque d’information.

    Elio Di Rupo conclut : « Le gouvernement de Charles Michel prouve une nouvelle fois qu’il est totalement détaché des réalités quotidiennes des citoyens. »
  • Mes chers Camarades,
    Je suis heureux de vous retrouver, toutes et tous, en cette rentrée !
    Et je suis encore plus heureux de vous voir enthousiastes et déterminés !
    Comme je le suis aussi.                                         
    Plus que jamais.
    Nos adversaires sont nombreux et prêts à tout.
    Les attaques infâmes n’ont pas manqué tant à l’égard du Parti qu’à mon égard.
    Mais nos adversaires ont en face d’eux une famille socialiste qui en a vu d’autres et qui continuera à s’affirmer.
    Aux esprits chagrins, je voudrais leur dire que le PS a toujours triomphé de l’adversité.
    Que le PS est bien là.
    Qu’il prépare l’avenir.
    Avec sérénité.
    Et qu’il est déterminé !

    Mes chers Camarades,

    Le 26 novembre, nous nous retrouverons à Liège au congrès des idées ; un congrès extraordinaire qui actualisera notre projet socialiste.
    Ce sera aussi le début d’une intense activité politique qu’ensemble nous conduirons, avec comme points de mire les élections locales en octobre 2018 et les élections européennes, fédérales et régionales en mai ou juin 2019.
    Pour traiter de ces questions électorales, nous nous retrouverons à nouveau en congrès, dans les prochains mois.
    Aujourd’hui, j’ai voulu consacrer notre congrès de rentrée à l’importance qu’accorde le PS à la valorisation du travail.
    Le travail comme facteur d’émancipation.
    Le travail comme porteur de réalisation personnelle.
    Le travail comme ressource d’une vie sociale.

    Mes chers Amis,
    Notre société se nourrit de multiples réalités qui interagissent les unes avec les autres.
    Elle est est faite de traditions, de coutumes, de langues, de religions, de sciences, et tout cela constitue le socle de valeurs largement partagées.
    Mais pour prospérer, notre société a surtout besoin de gens qui travaillent.
    Le travail reste essentiel.
    Comme le disait Jean Jaurès,  « le premier des droits de l’homme, c’est la liberté individuelle (…), la liberté de pensée, la liberté du travail. »
    Mais le travail est une souffrance quand il est vécu dans l’incertitude du lendemain ou subi comme une contrainte.
    Nous le réprouvons quand l’être humain est réduit à un simple facteur de production.
    Et nous le promouvons quand il est respectueux du travailleur, quand il est source d’épanouissement pour lui.
    Une société sans travail et sans travailleurs n’existe pas.
    Voilà pourquoi, au PS, nous valorisons ET les travailleurs, ET le travail.
    Mes chers Amis,
    Ces quatre dernières décennies, les néolibéraux ont permis un vertigineux redeploiement du capitalisme.
    Capitalisme qui impose sa logique impitoyable : celle de la maximisation du profit.
    Avec l’outrance qui le caractérise, le capitalisme voit le travailleur comme une sorte de machine, un outil parmi d’autres pour produire et gagner un maximum d’argent.
    Le capitalisme est encouragé par les libéraux.
    Pourtant, il ne valorise pas les gens qui travaillent : il les exploite.
    Un grand nombre de travailleurs n’en peuvent plus.

    Et, le monde évolue.
    La numérisation et la robotisation sont en marche.
    Nous sommes entraînés dans une puissante révolution.
    Qu’allons-nous faire ?
    Ajouter des centaines de milliers de chômeurs à la liste des 490.000 personnes qui actuellement recherchent un emploi ?
    Ou bien allons-nous inventer de nouvelles manières de travailler ?
    Poser la question, c’est y répondre.

    Soyons clairs.
    Le PS a pour perspective le plein emploi.

    C’est dans cet esprit que nous voulons partager le travail et donc le généraliser.
    Notre proposition de réduction du temps de travail ouvre des perspectives à des milliers de personnes aujourd’hui sans travail.
    Et elle apporte à tous les autres travailleurs l’espoir d’une vie moins stressante.
    Quand le PS avance une proposition, celle-ci est toujours sérieuse, réfléchie, réalisable.
    Ainsi, parce que nous voulons aussi stimuler le désir d’entreprendre, nous ne voulons pas que les employeurs se trouvent face à des dépenses supplémentaires trop lourdes à supporter.
    C’est pourquoi nous plaidons pour une réduction spécifique des cotisations sociales patronales.
    Les entreprises qui se lanceront dans une expérience de réduction de temps de travail recevront un avantage financier.
    Par ailleurs, à chaque embauche d’un chômeur, elles pourront percevoir le montant que les pouvoirs publics consacrent à ce chômeur.
    Nous ne voulons pas non plus désorganiser le fonctionnement des entreprises.
    La réduction du temps de travail devra tenir compte des spécificités de chaque secteur, de chaque entreprise.

    Des expériences de réduction du temps de travail ont été menées avec succès dans de nombreux pays.
    Elles ont démontré leur faisabilité.
    En Suède, par exemple, Toyota est déjà passé à la semaine des quatre jours.
    Et Toyota, ce n’est pas la Maison du Peuple.
    D’autres entreprises, d’autres administrations publiques, ont suivi le même chemin, toujours avec succès.
    Si de telles avancées ont été possibles, c’est parce que les différents acteurs ont rejeté le conservatisme.

    Au lieu de dire comme les néolibéraux « c’est infaisable, nous allons droit dans le mur », ils ont inventé de nouvelles manières de fonctionner.
    Le PS ne propose rien d’autre aux employeurs de Belgique que de faire preuve d’audace et de créativité.
    C’est ce que nous avons fait pendant deux ans, dans le cadre du Chantier des idées.
    Pour les socialistes, le travail doit contribuer à l’émancipation individuelle, structurer la vie des personnes et renforcer la cohésion sociale.
    Les gens qui travaillent doivent avoir leur mot à dire sur leur destin.
    C’est d’ailleurs le sens de notre proposition d’inscrire dans la loi la société à codécision.
    C’est-à-dire des entreprises où actionnaires et membres du personnel auront leur mot à dire, à part égale, pour toutes les décisions stratégiques.
    Mes chers Camarades,

    Pour moi, contrairement à ce que dit le MR, la grande question du moment, c’est le niveau trop bas des revenus de la toute grande majorité des travailleurs.
    Trop de gens qui travaillent ne reçoivent qu’un faible salaire, même s’ils travaillent à temps plein.
    Pour le million et demi de personnes à temps partiel, c’est encore bien pire.
    Elles sont dans une pure logique de survie.
    C’est insupportable !

    C’est pour pallier cette angoissante faiblesse des revenus que j’ai proposé le « bonus social généralisé ».
    Ce bonus est un complément de salaire garantissant à tout travailleur un revenu supérieur au seuil de pauvreté.
    Concrétiser le bonus social généralisé, ce sera une avancée considérable pour toutes ces personnes qui n’ont pas un revenu suffisant.

    Mes chers Amis,

    Permettez-moi d’ajouter quelques considérations sur certains métiers socialement indispensables, mais bien trop peu reconnus et valorisés.
    Je pense à tous les travailleurs engagés dans les services aux personnes car, dans leur métier, il y a une part de sollicitude personnelle et de don de soi irremplaçable.
    C’est notamment le cas pour
    les infirmières et infirmiers,
    les enseignants,
    les gardes d’enfants,
    les assistants sociaux,
    les facteurs,
    les personnels d’entretien et,
    d’une manière générale, c’est le cas de tous les travailleurs de l’économie non marchande.
    Le PS entend mener une réflexion sur le statut et le salaire de tous ces travailleurs.
    Leur apport à la société est infiniment plus grand au regard du peu de reconnaissance qui leur est accordé.
    Il faut donc restaurer l’estime et réajuster leurs rémunérations, pour prendre en compte leur réelle plus-value.
    L’utilité sociale de tous ces métiers est aussi, in fine, une utilité économique.

    Battons-nous dès lors pour que notre modèle économique prenne en compte leur apport inestimable, et pour qu’elle les rémunère correctement.
    Toujours en termes de reconnaissance, j’insiste auprès du gouvernement fédéral pour qu’il reconnaisse l’utilité de l’emploi public.
    Je ne citerai qu’un seul exemple. Celui des policiers.
    Pour le PS, il est indispensable que le gouvernement fédéral engage massivement plus de policiers de quartier.
    La question de la sécurité de nos citoyens est centrale.
    Le PS, par ses bourgmestres et ses parlementaires, œuvre activement pour garantir la sécurité de notre population.
    Mais ce qui fait largement défaut, ce sont les agents de quartier qui devraient quadriller toutes nos communes.
    Des agents de quartier qui rassurent la population et contribuent à détecter tout acte de violence potentiel.
    Je dirais au gouvernement de Charles Michel : « Vous répétez que votre priorité, c’est la sécurité. Très bien. Alors, soyez cohérent. Engagez par milliers des agents de quartier ! »
    Mes chers Camarades,
    A nos propositions pour le plein emploi et des emplois dignement rémunérés nous y ajoutons une grande reforme fiscale.
    Nous devons nous inspirer des economistes non-conformistes comme Thomas Picketty ou Wilkinson et Pickett.
    Et réformer la fiscalité pour amener dans notre pays plus de justice fiscale et plus d’emplois.

    Emplois, travail et justice sociale vont de pair avec la justice fiscale.
    Notre camarade Ahmed Laaouej l’a indiqué tout à l’heure.

    Mes chers Camarades,
    Comme l’affirme le philosophe Marcel GAUCHET, « là où le libéralisme voit la société des individus, le socialisme voit l’individu dans la société. »
    Cette différence entre nous et les libéraux est fondamentale.
    Elle révèle une divergence philosophique radicale.
    Nous, socialistes, nous avons une conception plurielle de la société.
    Les individus ne sont pas des machines.
    Ils sont des êtres de culture et de sociabilité.
    Leur existence ne se réduit pas à produire et à consommer.
    Pour nous, socialistes, toutes les formes de contribution à la société doivent être reconnues et valorisées.
    Et au sein du monde du travail, aucune fonction ne doit être considérée comme supérieure à une autre.
    Chacune a sa dignité, sa valeur, son importance sociale.

    Mes chers Camarades,

    La droite a toujours utilisé tous les arguments possibles pour faire échec aux revendications émancipatrices des travailleurs.
    Ces arguments, vous les connaissez par cœur, car ce sont les mêmes qui tournent en boucle depuis 130 ans.
    C’est toujours le même refrain.
    Dès que la gauche formule des revendications, la droite la traite d’irréaliste voire de dangereuse.
    Invariablement, la droite affirme que les revendications socialistes sont impayables.
    Que l’on va tuer les entreprises, la compétitivité de la Belgique.
    Heureusement que nous n’avons jamais cru à cette rengaine !
    Depuis la toute première fois où la droite l’a entonnée, le chemin parcouru grâce aux socialistes est saisissant.
    Les socialistes ont engrangé des avancées majeures :
    en droit du travail,
    en droit social,
    en protection contre les accidents de la vie.
    Les catastrophes prophétisées par la droite ne se sont jamais produites.
    Maintenant que nous sommes hors du gouvernement , le MR et la N-VA exercent une pression énorme sur les personnes qui travaillent.
    Les libéraux se vantent de modérer les salaires et de diminuer les pensions.
    Et dire que le MR prétend être du côté des gens qui travaillent !

    Les travailleurs, eux, n’oublient pas et noublieront pas le saut d’index et les atteintes à leur pouvoir d’achat, ni les autres mesures antisociales du gouvernement Michel.
    Le seul parti qui soutient totalement et sincèrement les personnes qui travaillent, c’est le Parti Socialiste !

    Mes Chers Camarades,

    Je ne peux passer sous silence le mépris que manifeste le gouvernement Michel à l’égard des pensions et des pensionnés.
    Les pensionnés sont avant tout des gens qui ont travaillé à l’essor de la société.
    Ils méritent considération et reconnaissance.
    Ils méritent aussi des revenus décents.
    Nous avons vu, ces dernières semaines, la manière outrancière avec laquelle le gouvernement MR N-VA traite les travailleurs partis à la pension.
    Aucun pensionné actuel n’a oublié et n’oubliera le saut d’index qui le prive, à vie, d’une part du revenu qui lui était dû.
    Si le sort des pensionnés actuel n’est pas enviable, le sort des futurs pensionnés est véritablement catastrophique.
    Le gouvernement Michel va appauvrir les futurs pensionnés comme jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
    Très concrètement, pour obtenir une carrière complète (c’est-à-dire 45 ans de travail),
    les enseignants et
    le personnel non roulant de la SNCB
    qui ont moins de 54 ans aujourd’hui
    devront travailler 4 années supplémentaires.
    Les facteurs,
    les douaniers,
    les contrôleurs aériens,
    les pompiers,
    les policiers,
    les militaires,
    les cheminots
    qui ont moins de 54 ans aujourd’hui
    devront, quant à eux,
    travailler 7 années et demies supplémentaires pour bénéficier de leur pension complète.
    Mes chers Amis, vous m’entendez bien : ils devront travailler 7 années et demies supplémentaires !
    Et, d’autres mesures désastreuses toucheront spécifiquement la fonction publique.
    Et ce n’est malheureusement pas tout.
    Le gouvernement MR N-VA prépare un recul social majeur pour tous les futurs pensionnés.
    Cette régression sociale prend la forme de la « pension à points ».
    Avec le système envisagé par le gouvernement Michel, les travailleurs ne connaîtront pas à l’avance le montant de leur pension.
    Le montant de leur pension sera fonction de la situation budgétaire du pays l’année où ils prendront leur retraite.

    En d’autres termes, deux pensionnés qui ont la même carrière mais qui prennent leur pension avec un an de différence auront des pensions différentes. 
    Le gouvernement décidera chaque année du montant affecté aux pensions.
    Le montant de la pension des futurs pensionnés devient donc une variable d’ajustement budgétaire sur laquelle le gouvernement pourra jouer pour réduire ses dépenses.

    C’EST UN VÉRITABLE SCANDALE !!!

    En réalité, le gouvernement de Charles Michel affaiblit le mécanisme de pension légale et oblige les travailleurs à recourir à des assurances privées.
    Le PS a toujours défendu le principe d’une pension légale suffisante pour l’ensemble des travailleurs.
    La dignité d’une personne âgée ne devrait jamais dépendre de sa capacité à payer des primes d’assurance.
    La solidarité avec nos aînés ne se discute pas, ne se marchande pas, ne se négocie pas.
    Nous nous battrons donc cet automne, comme les syndicats, contre ces mesures iniques.
    Et nous rappellerons que contrairement à ce que raconte la droite, les pensions sont tout à fait finançables sur le long terme.
    En réalité, tout est une question de volonté et de choix politique.
    On ne peut plus en douter, un gouvernement avec les socialistes et un gouvernement sans les socialistes, c’est un monde de différence.




    Chers Camarades,

    Encore un mot sur l’action du gouvernement fédéral.
    Je veux redire avec force notre sentiment abomination et notre ferme condamnation à l’égard de Théo Francken.
    Son attitude est inacceptable.
    Indigne dans un Etat de droit.
    Nous vivons dans un pays démocratique.
    Avec des valeurs et une histoire.
    Nous ne laisserons pas Francken avilir des êtres humains qu’ils soient belges ou soudanais.
    Nous ne laisserons pas triompher son ignominie.
    Nous ne laisserons pas gagner cette politique inqualifiable qui convoque des représentants d’un régime totalitaire pour poursuivre des gens démunis de tout, qui fuient la terreur.
    Nous ne laisserons pas la N-VA salir notre pays et la grandeur d’âme des citoyens belges.
    Chers Camarades,

    Nous sommes, aujourd’hui, réunis pour marquer de notre empreinte la rentrée politique.

    Ce n’est pas un acte banal.

    C’est l’heure de rassembler ceux qui nous disent que la société actuelle, celle que le capitalisme néolibéral a voulu, ne nous convient pas.

    Le PS s’adresse à tous les progressistes,
    à tous ceux qui ressentent  dans leur vie personnelle,
    chaque jour,
    que l’évolution de notre société nous conduit dans la guerre de tous contre tous.

    Des nantis contre les exploités.

    Des rassasiés de tout contre les démunis de l’essentiel.

    Notre société a besoin d’une autre réponse à ce constat que celle du MR et du cdH

    Le PS s’adresse aux jeunes,
    à tous les jeunes
    en particulier à ceux qui seraient tentés par la compétition
    où les gagnants ne doivent leur victoire qu’à la défaite des plus faibles.

    Le PS s’adresse à tous d’où qu’ils viennent.
    Des syndicats.
    Des associations.
    A tous les indignés qui veulent lutter contre notre société malade du néolibéralisme.

    A toutes celles et tous ceux qui veulent agir ici et maintenant pour construire une autre société.

    Nous nous adressons à tous les citoyens révoltés par l’injustice faite aux délaissés du système capitaliste.

    A eux tous, je leur dis : le Parti Socialiste représente l’alternative !

    Mes Chers Camarades,

    J’en termine.
    Je voudrais vous remercier pour votre engagement sans faille.
    Merci pour toutes vos contributions et pour tout le soutien apporté ces derniers mois.
    De janvier jusqu’aux vacances d’été, nous avons vécu des moments très pénibles.
    Le premier semestre de 2017 aura été infernal.
    J’ai assumé mes responsabilités.
    Nous avons pris des décisions très dures Nous avons exclu ou forcé à quitter le parti, les quatre personnes à l’origine de nos dramatiques difficultés.
    Nous avons pris d’autres mesures radicales.
    Notamment en matière de gouvernance.
    Aujourd’hui, nous sommes un parti en pointe dans ce domaine.
    Bien en avance, par exemple, sur le cdH et le MR qui ne cessent de donner des leçons.

    *   *   *

    Le passé est le passé.
    Tournons la page.
    Ensemble, ouvrons un nouveau chapitre de notre histoire.
    Je me réjouis de conduire avec vous le PS vers de nouveaux horizons.
    J’invite la droite à engager contre nous la bataille des idées.
    Ce sera projet contre projet, militants de gauche contre défenseurs des privilèges et des inégalités.
    Ensuite, vous et moi, ensemble, nous irons sur le terrain et nous porterons dans toutes les villes, dans toutes les communes, dans tous les villages, dans tous les foyers, l’espoir d’un monde plus juste.
    Nous montrerons, une fois encore, que le PS est le seul parti capable de ramener le progrès social dans notre société.
    Nous montrerons que le PS déborde d’idées, de propositions et de projets pour demain.
    Nous montrerons que le PS est vivant, et bien vivant.
    Nous montrerons que le PS est debout, et bien debout.
    Christophe l’a chanté avec brio à l’entame de notre congrès :

    «  si les corbeaux, les vautours,
    Un de ces matins disparaissent,
    Le soleil brillera toujours. »

    Oui, chers Camarades, le soleil brillera toujours !
    Vive le travail, vive le PS, vive le socialisme !




     
  • Ces derniers jours, Ryanair a annulé massivement des vols à Charleroi, à Bruxelles et plus globalement en Europe. Le PS tient à marquer son soutien aux pilotes dans leur démarche pour obtenir des conditions de travail décentes. Le PS rappelle également que la compagnie aérienne a le devoir d’indemniser les consommateurs à la hauteur des dommages qu’ils ont subis.

    Pour le Président du PS, « la demande des pilotes de Ryanair de voir leurs conditions de travail s’améliorer est tout à fait légitime. Cette crise prouve une fois encore l’impérieuse nécessité de mieux réguler le marché du travail européen pour assurer à chaque Européen des conditions de travail décentes. Une réforme de la législation européenne sur le détachement des travailleurs est indispensable si l’on veut améliorer la situation du personnel de Ryanair mais aussi celle de nombreux autres travailleurs européens. L’entreprise considère en effet abusivement que tous ses pilotes doivent être soumis au droit irlandais. Or, la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé récemment que les pilotes doivent être soumis à la législation du pays dans lequel ils sont basés. »

    Le PS est par ailleurs très attentif au respect des droits des consommateurs. Elio Di Rupo poursuit : « Nous soutenons la démarche de Test-achats qui a déposé plainte contre Ryanair auprès du SPF Economie. La compagnie aérienne a le devoir de respecter ses obligations d’information et d’indemnisation des passagers concernés par les annulations. Ryanair n’informe pas correctement ses consommateurs lésés sur leurs droits d’indemnisation. De plus, Ryanair rend la plainte plus difficile à introduire pour bon nombre de voyageurs car la compagnie impose l'usage de l'anglais. La difficulté des voyageurs grugés à être indemnisés montre que la régulation doit encore être améliorée. Le PS demandera au Ministre de l’Emploi Kris Peeters une évaluation de cette problématique afin de travailler à une amélioration des droits des consommateurs. »